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Comment fonctionne les algorithmes?

Vous avez certainement déjà entendu cette phrase : « L’algorithme ne montre plus mes publications. » Mais savez-vous réellement ce qu’est un algorithme, comment il fonctionne et pourquoi certaines vidéos obtiennent des milliers de vues pendant que d’autres passent presque inaperçues ?

Instagram, Facebook et TikTok utilisent tous des systèmes de recommandation. Leur objectif est notamment de sélectionner les contenus qui semblent les plus pertinents pour chaque utilisateur.

Et contrairement à une idée assez répandue, il n’existe pas un algorithme unique qui décide arbitrairement du succès de toutes vos publications. Chaque plateforme possède plusieurs systèmes de classement, qui évoluent régulièrement.

COMPRENDRE LES RÉSEAUX SOCIAUX

L’algorithme ne cherche pas à rendre votre entreprise célèbre.

Il cherche principalement à proposer aux utilisateurs des contenus susceptibles de les intéresser. Votre travail consiste donc à créer quelque chose que les bonnes personnes auront envie de regarder.

01. C’est quoi, un algorithme ?

Dans le contexte des réseaux sociaux, un algorithme est un ensemble de règles et de modèles informatiques qui permettent notamment de sélectionner, classer et recommander des publications.

Imaginons que vous ouvriez TikTok. Des millions de vidéos existent sur la plateforme. Pourtant, vous n’en voyez qu’une petite sélection.

Pourquoi celles-là ?

Parce que TikTok utilise différents signaux pour estimer les vidéos susceptibles de vous intéresser. Ces signaux peuvent inclure vos interactions, les vidéos que vous regardez, les sujets qui vous intéressent ou encore les informations associées aux contenus.

EXEMPLE CONCRET

Vous regardez régulièrement des vidéos de cuisine. Vous les regardez jusqu’au bout, vous enregistrez certaines recettes et vous partagez parfois des vidéos avec vos amis.

La plateforme peut progressivement vous recommander davantage de contenus culinaires.

Elle ne lit pas dans vos pensées : elle utilise des signaux pour estimer vos centres d’intérêt.

Pour une entreprise, cela signifie qu’une publication ne doit pas seulement être jolie. Elle doit aussi intéresser un public précis.

02. Quels sont les signaux importants ?

Les plateformes ne communiquent pas l’intégralité de leurs méthodes de classement. Elles expliquent néanmoins plusieurs familles de signaux qui interviennent dans leurs recommandations.

01 / ATTENTION

Le temps de visionnage

Combien de temps une personne regarde-t-elle votre vidéo ? La quitte-t-elle immédiatement ou reste-t-elle jusqu’à la fin ?

02 / INTERACTIONS

Les réactions

J’aime, commentaires, partages et autres interactions peuvent aider les plateformes à comprendre l’intérêt suscité par un contenu.

03 / PERTINENCE

Le sujet

Le thème, la description, les informations du contenu et les intérêts de l’utilisateur peuvent influencer les recommandations.

04 / RELATION

Les habitudes

Sur certains espaces, notamment les fils d’actualité, les interactions précédentes avec un compte peuvent influencer ce qui apparaît.

Attention : ces signaux n’ont pas tous le même poids sur chaque plateforme. Leur importance dépend du type de contenu, de l’espace dans lequel il apparaît et des systèmes utilisés à un moment donné.

Il n’existe donc pas de formule universelle du type « trois commentaires valent dix likes ».

03. Comment fonctionne Instagram ?

PLATEFORME 01

Instagram

Première chose à comprendre : Instagram n’utilise pas exactement le même classement partout.

Le fil d’actualité, les Stories, les Reels et l’onglet Explorer ont des fonctions différentes. Les signaux pris en compte peuvent donc varier.

  • Le fil d’actualité : il présente notamment des publications de comptes suivis, ainsi que des contenus recommandés. Les relations et les interactions antérieures peuvent compter.
  • Les Stories : elles sont particulièrement liées aux comptes que vous suivez et avec lesquels vous interagissez.
  • Les Reels : ils permettent de découvrir des vidéos, y compris de créateurs que vous ne suivez pas. Les signaux liés au visionnage et à l’intérêt suscité jouent un rôle dans leur recommandation.
  • Explorer : cet espace vise à faire découvrir des publications en fonction notamment des intérêts estimés de l’utilisateur.

Pour une entreprise, les Reels peuvent donc être un moyen de toucher de nouvelles personnes, tandis que les Stories peuvent notamment entretenir la relation avec une communauté déjà présente.

EXEMPLE — UN RESTAURANT

Un restaurant publie une vidéo montrant la préparation d’un plat.

Le spectateur découvre immédiatement une belle image, reste pour voir la préparation, puis partage la vidéo avec une personne avec laquelle il aimerait venir manger.

Ce comportement peut fournir des signaux d’intérêt à Instagram.

Mais attention : une vidéo qui obtient beaucoup de vues ne garantit pas que ces spectateurs habitent près du restaurant. La portée et la pertinence commerciale sont deux choses différentes.

04. Et sur Facebook ?

PLATEFORME 02

Facebook

Facebook utilise également différents systèmes de classement pour son fil, ses vidéos et ses recommandations.

Son fil d’actualité peut tenir compte de plusieurs éléments :

  • Les publications des amis, groupes et Pages suivis.
  • Les interactions passées avec certains comptes ou certains types de contenus.
  • Les réactions et les conversations suscitées par les publications.
  • Les caractéristiques du contenu et les préférences estimées de l’utilisateur.

Cela ne signifie pas qu’une publication avec beaucoup de commentaires sera automatiquement mieux diffusée. Facebook utilise plusieurs signaux et cherche également à limiter certaines pratiques artificielles.

Par exemple, demander systématiquement aux utilisateurs de commenter un mot sans véritable raison peut relever de techniques d’engagement artificiel.

Une vraie conversation est plus intéressante qu’une interaction forcée.

EXEMPLE — UNE ENTREPRISE LOCALE

Une agence immobilière publie une photo accompagnée d’un texte générique : « Nouveau bien disponible. Contactez-nous. »

Elle pourrait aussi raconter l’histoire du bien, expliquer ce qui le rend particulier et présenter les questions que les acheteurs se posent régulièrement.

La seconde approche donne davantage de raisons de s’intéresser à la publication, de la partager ou d’engager une conversation.

Ce n’est pas une garantie de visibilité. C’est simplement une manière de proposer un contenu plus utile au public visé.

05. Pourquoi TikTok est-il différent ?

PLATEFORME 03

TikTok

TikTok est particulièrement connu pour son fil « Pour toi ».

Celui-ci recommande des vidéos en fonction des intérêts estimés de chaque utilisateur.

La plateforme explique notamment prendre en compte :

  • Les vidéos regardées et les interactions des utilisateurs.
  • Le fait de regarder une vidéo jusqu’au bout ou de passer rapidement à la suivante.
  • Les informations associées aux vidéos, comme leur description, leurs sons ou leurs hashtags.
  • Certaines informations de contexte, comme les préférences linguistiques et les paramètres de l’utilisateur.

TikTok peut ainsi recommander le contenu d’un compte encore peu connu à des personnes qui ne le suivent pas.

Cela ne veut pas dire que chaque nouvelle vidéo bénéficie d’un nombre fixe de premières impressions, ni que l’algorithme suit une méthode publique de diffusion en plusieurs vagues.

Les détails exacts de la distribution ne sont pas entièrement publics.

EXEMPLE — UN SHOWROOM

Imaginons un showroom qui publie une vidéo présentant un produit.

Première version : le logo apparaît, suivi d’une longue introduction avant de découvrir le produit.

Deuxième version : la vidéo commence directement par le détail le plus surprenant du produit.

La deuxième version peut donner davantage envie de rester.

Et c’est précisément là qu’intervient une notion essentielle : le hook.

06. C’est quoi, un hook ?

En anglais, le mot hook signifie littéralement « crochet ».

Dans la création de contenu, un hook est une accroche conçue pour capter l’attention dès le début d’une vidéo.

Son objectif est simple : donner au spectateur une raison de ne pas passer immédiatement à la publication suivante.

LE HOOK — L’ACCROCHE

Les premières secondes doivent donner une raison de regarder les suivantes.

Un hook peut être une question, une image surprenante, une phrase intrigante, une démonstration immédiate ou une situation que le spectateur reconnaît.

Il ne s’agit pas forcément de parler fort ou de provoquer. Il s’agit de susciter un intérêt réel.

Prenons un exemple avec une entreprise spécialisée dans la création de sites internet.

ACCROCHE CLASSIQUE

« Bonjour, aujourd’hui nous allons vous présenter nos services de création de sites internet. »

ACCROCHE PLUS DIRECTE

« Votre site internet fait peut-être fuir vos clients sans que vous le sachiez. »

La seconde phrase introduit immédiatement une question qui concerne potentiellement le spectateur.

Il peut vouloir comprendre ce qui, sur son site, pourrait poser problème.

Mais un bon hook doit toujours être suivi d’un contenu qui tient sa promesse.

Attirer l’attention pour ne rien raconter ensuite n’est pas une stratégie durable.

07. Les différents types de hooks.

Il existe plusieurs manières de construire une accroche. Le choix dépend du sujet, du public et du style de communication.

01

Le hook visuel

Une image intéressante apparaît immédiatement : un plat en préparation, une transformation avant/après, un geste technique ou un détail inattendu. Le spectateur comprend visuellement pourquoi il pourrait rester.

02

Le hook interrogatif

« Pourquoi votre entreprise ne reçoit-elle aucun message sur Instagram ? » Une question peut susciter la curiosité lorsqu’elle correspond à une vraie préoccupation du public.

03

Le hook narratif

« Ce matin, un client nous a demandé quelque chose d’assez particulier… » On commence directement par une histoire ou une situation qui donne envie d’en connaître la suite.

04

Le hook démonstratif

On montre directement le résultat avant d’expliquer comment il a été obtenu. Cela fonctionne notamment pour les métiers manuels, les créations visuelles et les transformations.

05

Le hook informatif

« Voici trois erreurs fréquentes sur les sites internet d’entreprises. » Le spectateur sait immédiatement ce qu’il peut apprendre en regardant la vidéo.

Aucun de ces hooks ne garantit qu’une vidéo deviendra virale. Ils permettent simplement de mieux présenter l’intérêt du contenu dès le départ.

08. Le hook ne suffit pas : il faut retenir l’attention.

Imaginons une vidéo de 30 secondes.

Les trois premières secondes sont excellentes. Le spectateur reste.

Mais à partir de la cinquième seconde, la vidéo devient répétitive, les informations n’avancent plus et le spectateur passe à autre chose.

Le hook a fonctionné. Le reste de la vidéo, beaucoup moins.

C’est pour cette raison qu’il faut aussi travailler la structure du contenu.

DÉBUT

Donner envie

Montrer immédiatement le sujet, poser une question ou créer une attente.

MILIEU

Apporter quelque chose

Développer l’idée, montrer une progression, raconter ou expliquer.

FIN

Tenir la promesse

Apporter la réponse, révéler le résultat ou terminer l’histoire.

ENSEMBLE

Garder un rythme

Éviter les longueurs inutiles et adapter le montage au contenu.

Attention également à une idée reçue : une vidéo plus courte n’est pas automatiquement une meilleure vidéo.

Une démonstration intéressante de 45 secondes peut être plus pertinente qu’une vidéo de 8 secondes qui n’apporte rien.

La bonne durée est celle qui permet de raconter quelque chose sans perdre inutilement l’attention.

09. Beaucoup de vues : est-ce vraiment une réussite ?

Pas nécessairement.

Imaginons deux vidéos publiées par un restaurant bruxellois.

VIDÉO A

100 000 vues.

La vidéo est regardée dans plusieurs pays, par des personnes qui ne viendront probablement jamais au restaurant.

VIDÉO B

2 000 vues.

Une partie importante des spectateurs habite à Bruxelles et découvre un restaurant dans lequel elle pourrait réellement réserver une table.

La première vidéo a obtenu davantage de visibilité.

La seconde pourrait avoir davantage d’intérêt commercial si elle atteint des personnes réellement susceptibles de devenir clientes.

Il faut donc regarder autre chose que le compteur de vues : les visites du profil, les clics vers le site, les demandes de renseignements, les réservations et, plus généralement, les résultats liés aux objectifs de l’entreprise.

C’est d’ailleurs une distinction importante : les algorithmes cherchent à recommander des contenus pertinents pour leurs utilisateurs, pas à maximiser directement votre chiffre d’affaires.

10. Quelques idées reçues.

01

« Il faut absolument publier tous les jours. »

Publier régulièrement peut aider à construire une présence et à apprendre ce qui intéresse son public. Mais aucune fréquence universelle ne garantit la visibilité. Mieux vaut une fréquence tenable et des contenus réfléchis qu’une obligation quotidienne sans objectif.

02

« Il suffit d’utiliser les bons hashtags. »

Les hashtags peuvent aider à décrire ou catégoriser un contenu. Ils ne remplacent ni son intérêt, ni sa qualité, ni les réactions du public.

03

« Il existe une heure magique pour publier. »

L’activité de votre audience peut varier selon les jours et les horaires. Il peut être utile de tester plusieurs créneaux, mais aucun horaire ne garantit à lui seul le succès d’une publication.

04

« Il faut absolument devenir viral. »

Une vidéo virale peut créer une forte exposition. Mais une entreprise a aussi besoin d’être reconnue, comprise et mémorisée par son public. La viralité n’est donc pas une fin en soi.

11. Alors, comment créer du contenu adapté ?

Comprendre les algorithmes ne signifie pas essayer de les manipuler.

Il s’agit plutôt de comprendre les comportements des utilisateurs pour produire une communication plus pertinente.

01

Définir son public

À qui s’adresse votre entreprise ? Quels sont les besoins, les questions et les centres d’intérêt de ces personnes ?

02

Choisir un sujet intéressant

Montrer un savoir-faire, répondre à une question, raconter une histoire ou présenter un produit sous un angle particulier.

03

Travailler le hook

Donner immédiatement une raison de regarder la suite de la vidéo.

04

Construire la vidéo

Soigner la progression, le rythme, les images, le son et la compréhension du message.

05

Observer les résultats

Étudier les statistiques disponibles, les réactions du public et les résultats concrets pour améliorer les prochaines publications.

Il faut également accepter une part d’incertitude.

Deux vidéos de qualité comparable peuvent obtenir des résultats très différents.

Les recommandations dépendent de nombreux facteurs que nous ne contrôlons pas entièrement.

Une stratégie de communication doit donc être capable d’évoluer, sans dépendre d’une seule vidéo.

QUANDEA — COMMUNICATION CRÉATIVE

Ne créez pas uniquement pour satisfaire un algorithme. Créez quelque chose que les gens auront envie de regarder, de retenir et de partager.

Conclusion : l’algorithme n’est pas une stratégie.

Instagram, Facebook et TikTok fonctionnent différemment, mais ils ont un point commun : ils cherchent à proposer des contenus pertinents à leurs utilisateurs.

Pour une entreprise, le véritable enjeu n’est donc pas de découvrir une recette secrète qui fonctionnerait à tous les coups.

C’est de comprendre son public, de raconter quelque chose, de travailler ses accroches, de produire des contenus intéressants et d’observer ce qui fonctionne.

Chez QUANDEA, nous considérons que la création de contenu doit avant tout servir une stratégie de communication.

Les plateformes évoluent, leurs systèmes de recommandation changent, et les tendances passent.

Mais une entreprise qui sait ce qu’elle veut raconter dispose déjà d’une base pour construire une communication cohérente et durable.

Nicolas B. · 23 septembre 2026